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15/03/2018

1968 DANS LE MONDE

1968 DANS LE MODNE.jpgdocumentaire
de Claude GRIMMER
Éd. De La Martinière Jeunesse, coll. La vie des enfants, janvier 2008 - ÉPUISÉ

Loin des clichés sur les outrances de mai 1968, ce documentaire au langage clair, donne une vision très complète de cet épisode de notre histoire récente. Exhaustif, il explique le contexte international et l’état de la société française, qui ont mené aux évènements de mai. Alternant explications de l’auteur et témoignages reconstitués, il donne à voir l’immense écart entre le monde d’avant 68 – et la fin des années 60 et le début des années 70 – et le monde d’aujourd’hui. À cet égard, les deux photos de lycéens le jour du bac– en 1960 et en 1972 – sont terriblement parlantes : sur la première on voit des jeunes gens qui se tiennent droit dans leurs vêtements classiques (jupes et petits talons pour les filles, costumes et cravates pour les garçons) ; sur la seconde,tout dans les vêtements (pantalons “pat’eph”), les coiffures, la manière de se tenir, indique un profond changement des moeurs.

Avec une pointe de nostalgie, Claude Grimmer rend palpable l’espérance de ces années de révolte contre une société corsetée et injuste. On mesure alors que si de nombreuses choses ont changé – et sans retour en arrière possible n’en déplaise à certains –beaucoup d’espoirs sont restés sans lendemain, et que le monde d’aujourd’hui, s’il est moins figé dans les convenances des années d’après guerre n’en est pas moins profondément injuste.

Ariane Tapinos (première publication : février 2008)

AVANT LA TÉLÉ

Avant la télé.jpgalbum documentaire
de Yvan POMMAUX
Éd. L'école des loisirs, coll. Archiméde, octobre 2002 - 23€

À quoi la vie d’un garçon de huit ans ressemble-t-elle, en 1953, dans une ville de France ?
Alain Moret habite avec ses parents un appartement exigu car la reconstruction tarde à fournir les nouveaux logements qui remplaceront ceux détruits par la guerre. Une guerre qui s’est terminée à la naissance d’Alain et sur laquelle il ne sait pas grand-chose même si son influence est toujours forte sur les adultes. Mais Alain est dans l’enfance, faite des « commissions » (illustrés et boîtes de coco), faite de l’école où l’instituteur, Monsieur Job, met en garde contre l’alcoolisme, une cigarette aux lèvres. Une enfance faite aussi des séances de cinéma au Rex ou des promenades hebdomadaires en « habits du dimanche ». Au fil de ce grand album, Yvan Pommaux, à la manière de Georges Perec, se souvient. Un livre à partager en famille, les uns découvrant ce que les autres pourront retrouver...

Josée Lartet-Geffard (première publication : décembre 2002.)
D'autres albums d'Yvan Pommaux à retrouver sur notre blog : Véro en mai & J'veux pas y aller !

13/03/2018

STÉRÉOTYPES

Stéréotypes.jpgroman d’anticipation
de Gilles ABIER
Éd. Actes Sud Junior, février 2018, 439 pages - 16,50€

Dans un monde post-apocalyptique, la société est organisée autour d’un texte fondateur : la Synthèse. En vertu de celui-ci, chaque individu est testé, à la naissance, pour savoir auquel des neuf « Types » il appartient (1 : Perfectionniste, 2 : Altruiste, 3 : Activiste …). Le numéro correspondant à son Type lui est ensuite tatoué au poignet. Chacun est alors censé vivre selon sa personnalité pour l’harmonie collective et le bonheur individuel. Seulement avoir accès à cette connaissance qui permet de distinguer les individus ouvre la porte à une hiérarchisation entre les différents Types, favorisée par des règles qui, au fil du temps, sont venues compléter la Synthèse initiale, comme celle interdisant les relations amoureuses inter-Types et celle qui prévoit que les enfants de Type différent de celui de leur parents ne seront pas élevés par eux mais confiés à des écoles spécialisées.
Certains, parmi les membres du Comité de Salubrité, l’instance dirigeante, ont même l’intention d’aller plus loin encore…

Heureusement, cachés, à l’extérieur des villes, des femmes et des hommes refusent de renoncer à leur libre arbitre et veulent conserver la liberté d’être ce qu’ils veulent - et éventuellement de changer - et non ce qu’un test déciderait pour eux. Leur résistance et leur révolte trouvent des échos au sein même des élites de la capitale …

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QUANS LA TOILE S'ENFLAMME…

femmes (droits des),fille,puberté,égalitéIl y a tout juste quatre ans, un dirigeant de la droite défrayait la chronique et embrasait les réseaux sociaux pour avoir vilipendé un album jeunesse, Tous à poil !

L’époque était aux cortèges bleus et roses des manifestants anti-mariage pour tous et aux polémiques anti prétendue « théorie du genre ». Ces tenants d’un monde bien rangé, conforme à l’idée qu’ils se font des rôles des femmes et des hommes, on eut la peau des Abcd de l’égalité sans que cela ne déclenche d’émeutes sur le net ni dans la rue. Heureusement, leur offensive contre le mariage pour tous aura été vaine et il est désormais inscrit dans la loi

Quatre ans plus tard, ces mêmes réseaux sociaux bruissent d’une révélation loin d’être inédite : les femmes sont souvent, si souvent, victimes d’abus de pouvoir de la part des hommes. Abusées, harcelées, violentées, violées… Ce qui est inédit en revanche, c’est qu’elles ont décidé de révéler l’ampleur du problème et de dire haut et fort qu’elles n’acceptent plus cet état de fait. Que cette violence si longtemps tue, parce qu’elle est enfin massivement dite, ne passera plus par elles.

Et toutes et tous de regarder de près ce qui avait échappé à beaucoup. Tous ces endroits où se nichent l’inégalité et la violence. Aujourd’hui, les réseaux sociaux se font la caisse de résonance de ce formidable élan, de cette incroyable et merveilleuse aspiration à l’égalité et à la fin de l’impunité des harceleurs et autres sales types.

Dans cet emballement salvateur, quelques dérives, quelques dérapages mais tant d’espoir et de liberté exprimés que ce n’est pas ce qui me dérange aujourd’hui.

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28/02/2018

CHICAGO, JE REVIENDRAI !

Chicago.jpgroman
de Gisèle BIENNE
Éd. L'école des loisirs, coll. Médium, septembre 2007, 165 pages - 9,70€

1964, Sylvie est choisie, dans le cadre d’un programme d’échange, pour passer un an aux États-Unis, à Chicago. Elle débarque dans une riche famille américaine où chacun est à sa place : la mère ultra occupée par son travail de professeure d’histoire de l’art à l’université, le père par son business, la fille aînée Paula (quinze ans) par le « dating » (les rendez-vous galants) et Charles, six ans, par ses jeux d’enfants. Seule Alberta, la domestique noire, lui manifeste de l’affection et de l’intérêt. Les Griffin ne sont pas méchants et vivent dans un des rares quartiers de la ville où la ségrégation n’a pas cours, mais leur vie bien organisée laisse peu de place à l’improvisation. Pour eux, la présence de la lycéenne française est un peu comme une preuve supplémentaire de leur bon goût et de leur ouverture d’esprit. Un trophée social, un signe extérieur de richesse. Sylvie n’est pas dupe et est bien décidée à découvrir une autre Amérique. Celle de la culture noire, du jazz, de la lutte pour les droits civiques...

Premiers amours (celui laissé en France, ceux qui se nouent auxÉtats-Unis), premiers engagements, première séparation d’avec la famille... Le roman de Gisèle Bienne est tout en finesse. Il sent l’histoire vécue et le souvenir présent.Il porte un témoignage sur une époque révolue, et une autre manière d’être adolescente. 

Ariane Tapinos (première publication décembre 2007)

26/02/2018

VISAGES DU MONDE

Visages du monde.jpgdocumentaire
de Tamara GARCEVIC
Éd. Amaterra, février 2018, 14,90€

« Une ethnie est un groupe d’êtres humains qui partagent la même culture, la même langue, les mêmes traditions et les mêmes coutumes qui se transmettent de génération en génération. »

En cinquante portraits classés par continents, Tamara Garcevic se propose de faire découvrir à ses lecteurs la grande diversité des cultures qui peuplent la terre. Des Turkana en Afrique aux Fidgiens en Océanie, ces portraits illustrés dans un style proche de l’infographie rassemblent proverbes, traditions, importance de la population, costume traditionnel et autres informations qui permettent aux jeunes lecteurs d’identifier les singularités de chaque ethnie tout en constatant que les cultures dépassent souvent les frontières géographiques d’un pays.

Un ouvrage clair et synthétique  qui se feuillette avec plaisir et permet d’appréhender la complexité de notre monde.

Nathalie Ventax (février 2018)

KURT A LA TÊTE EN COCOTTE-MINUTE

Kurt a la tête en cocotte-minute.jpgroman
de Erlend LOE
illustré par Kim HIORTHØY
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste COURSAUD
Éd. La joie de Lire, janvier 2009, 162 pages - 8,50 €

Rien ne va plus chez Kurt ! Après des années de bons et loyaux services à piloter son Fenwick, voilà que la chômage menace… Un nouveau quai a ouvert ses portes à côté de celui de Gunnar qui emploie Kurt depuis des lustres : plus moderne, plus beau (et surtout plus propre!) il attire les bateaux comme des mouches laissant Kurt et ses collègues désœuvrés avec pour seule perspective le visionnage de sport automobile et de machins sur les animaux à la télé. Et voilà que Bud doit laisser sa place au jardin d’enfants à un petit garçon originaire d’Afrique qui en a beaucoup plus besoin que lui. Non décidément, rien ne va plus !
Et pour couronner le tout, voilà que Kurt découvre dans un container tout un tas de gens vraiment étrangers qui viennent compliquer la situation sous prétexte qu’ils ne pouvaient plus rester dans leur pays… Kurt, qui est pourtant un grand voyageur va avoir beaucoup de mal à accepter ces nouveaux venus qui ont le culot d’envahir son quai au pire moment et qui en plus, mangent du pâté de foie même pas norvégien.

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CHARLIE EST UNIQUE

Charlie est unique.jpgalbum
de Rob BIDDULPH
Traduit de l’anglais par Virginie Cantin
Éd. Milan, 1er trimestre 2018 - 12,50€

Dans le monde de Charlie, les jours se suivent et se ressemblent. Tout comme les habitants, qu’ils soient nageurs, marins, soldats, footballers, salary men ou musiciens, ils marchent, courent, volent… d’un même pas et sont identiquement des chiens saucisses marron. Tous ? Pas tout à fait, Charlie, avec sa tenue bariolée, est toujours à contre temps et malgré ses efforts, elle « ne fais rien comme tout le monde ». Esseulée, elle décide de partir voir le monde et finit par trouver un endroit où « tout le monde est comme elle ! » Un endroit où elle rencontre quelqu’un qui est différent des autres et se porte très bien de cette situation …

On l’aura compris le message de cet album amusant et coloré, rempli de chiens courts sur pattes, est que le mieux, quelque soit le conformisme ambiant, est d’être soi-même.

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LE P’TIT BOSSU QUI EN AVAIT PLEIN L’DOS

P'tit bossu.jpgalbum
de Gigi BIGOT & Pauline COMIS (illustrations)
Éd. Didier Jeunesse, mai 2017 - 12,50€
SÉLECTIONNÉ DANS LE CADRE DU PRIX JANUSZ KORCZAK DE LITTÉRATURE JEUNESSE 2018  - Sélection des petits (GS-CP)

Parce qu’il en a assez d’être le souffre douleur des enfants de son école, le P’tit Bossu, qui s’est vu poussé des ailes quand sa bosse s’est ouverte - après une énième bousculade dans la cour de l’école - décide de partir au pays des enfants qui volent. Ce que ses tortionnaires en culotte courtes n’avaient pas imaginé c’est que les oiseaux, les arbres, les fleurs, les vaches et bientôt tous les animaux, allaient lui emboiter le pas, ou plutôt le vol, et quitter avec lui le pays des hommes. C’est que cette fois-ci, le P’tit Bossu en avait vraiment plein l’dos de la méchanceté et de l’intolérance de ses coreligionnaires. Assez d’être « sans personne avec qui partager ses soucis ». Les oiseaux l’ont suivi par empathie. Les arbres ont eu peur de s’ennuyer sans leurs nids, les fleurs de se faner sans l’ombre des arbres et ainsi de suite…

Finalement, « il n’est plus resté que les hommes au pays des hommes » et tous se sont habitués à vivre « sans arbre, sans fleurs, sans oiseaux, sans mémoire ».

Seule une vielle dame continuait d’entretenir le souvenir du P’tit Bossu dans les histoires qu’elle racontait à sa petite fille. Celle-ci décida de partir à sa recherche et de faire revenir la lumière, les fleurs, le bonheur au pays des hommes.

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23/02/2018

EDGAR

Edgar.jpgLivre cd
de Alain METS
Raconté par Marion AUBERT
Conception et réalisation sonore Ludovic ROCCA
Éd. Benjamin media, coll. taille M, février 2018 - 19,90€

Edgar est un petit cochon noir très seul et ce n’est pas drôle d’être seul. Alors, il part à la recherche d’amis. Il marche, marche … et trouve des cochons roses qui ont l’air de bien s’amuser. Edgar aimerait jouer avec eux mais les cochons roses ne veulent pas de lui. Edgard a alors l’idée de leur faire un cadeau et leur offre un « gros gâteau à la patate ». Les cochons roses se moquent immédiatement de lui après avoir englouti le gâteau. Edgar décide alors de se peindre en rose, « de la tête aux pieds » !

Devenu identique aux autres cochons, il peut enfin se mêler à leurs jeux. Mais, la pluie se met à tomber à verse et Edgar découvre qu’il n’est pas le seul à avoir usé d’un artifice pour obtenir ce « joli teint de rose ». Finalement, les cochons sont donc de toutes les couleurs de l’arc en ciel et ne s’en trouvent pas plus mal !

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