Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2017

D’ENTRE LES OGRES

D'entre les ogres.jpgalbum
de BAUM & DEDIEU (illustrations)
Éd. Seuil Jeunesse, janvier 2017 - 15€

Au milieu de la forêt, un couple d’ogre trouve « un panier qui pleure ». C’est un enfant, une petite fille qu’ils nommeront Blanche et qui deviendra la princesse de leur royaume, eux qui attendaient un enfant depuis deux cents ans.

Blanche grandit dans l’amour de ses parents et ce faisant, commence à poser des questions dérangeantes. Pourquoi ne mange t-elle pas la même chose qu’eux ? « Pourquoi ne les suit-elle pas, la nuit, quand ils chassent ? Quelle est cette odeur dans la cave ? »

Effondrés mais conscients de leur extrême différence, les ogres décident de rendre l’enfant à « ses semblables ».
L’ogre est fait prisonnier par une foule en colère et « on ne fait pas de procès à un mangeur de chair humaine. On le condamne et on le tue ». En refermant cet album effrayant et bouleversant à la fois, le lecteur ne saura pas ce qu’il advient de l’ogre aux mains des bien pensants.

Lire la suite

22/04/2016

DE SI BEAUX CHEVEUX

De si beaux cheveux.jpgroman
de
Gwladys CONSTANT
Éd. Oskar, coll. Court métrage, janvier 2016, 39 pages - 6€

« Pourquoi les cheveux ?… Je ne sais pas… Enfin, si, je sais… La mythologie le raconte très bien. La chevelure est un atout majeur de la séduction féminine. (…) Plus sensuel, tu meurs ! Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai fait ça. Je n’allais pas me trancher un sein, et jouer les Amazones. La chevelure, c’est symbolique, c’est signifiant, elle parle aux instincts, les instincts les plus vils. Car je considère que les mecs qui m’abordent dans la rue ne sont pas des hommes, justement. Ils sont en dessous ».

Une jeune fille  de 17 ans, une « adolescente comme les autres » comme elle se définie elle-même, qui se fait appeler Jeanne, en référence à Jeanne d’Arc, accepte de répondre à un journaliste de la presse locale pour expliquer le geste radical (mais pas définitif) qui a fait parler d’elle. Dans une longue confession elle dit sa lassitude et sa colère même, face aux interpellations incessantes des hommes dans la rue. Des mots, des gestes, des attitudes qui sont autant de petites agressions et qui peu à peu deviennent insupportables alors même que la première d’entre elles n’est pas tolérable.

Lire la suite

04/01/2016

AUSSI LOIN QUE POSSIBLE

Aussi loin que possible.jpgroman
de Eric PESSAN
Éd. L’école des loisirs, coll. Médium, septembre 2015, 140 pages – 13€

C'est un lundi matin ordinaire pour Tony et Antoine. Après avoir planqué leurs cartables dans un buisson et compté jusqu'à trois ils s'élancent pour faire la course. Sans s'être concertés, sans avoir vraiment décidé de sécher les cours, ils vont dépasser les limites de leur Cité, traverser la voie rapide, puis la zone commerciale qui suit ; dans un marathon spontané qui les mènera au bord de la mer et peut-être plus loin.

« Cela fait dix minute que l'on court. La cité s'éloigne, ce lundi matin vient de basculer dans l'inconnu. On n'a rien prémédité, rien comploté. On a nos baskets aux pieds, nos survêtements souples, nos forces. Tony a sa tristesse. J'ai ma colère. On ne va plus rebrousser chemin. »

Lire la suite

16/07/2015

COMMENT JE ME SUIS DÉBARRASSÉ DE MA MÈRE

Comment je me suis….jpgroman
de Gilles Abier
Éd. Actes Sud junior, coll. Romans Ados, mai 2015, 123 pages – 12€

Deux garçons, deux filles, quatre histoires d’amour et de haine. Quatre nouvelles qui, à la lecture du cinquième chapitre, forment un roman

La mère d’Etienne est dépressive (maniaco-dépressive ?). Elle est à la fois indifférente et intrusive. Elle enchaine les petits amis jusqu’à Simon, un garçon beaucoup plus jeune qu’elle qui finit par la quitter lassé de sa possessivité et de sa jalousie maladive. Elle le harcèle… Etienne prend, avec l’accord du médecin, la douloureuse décision de la faire interner.

La mère de Jessie est aussi sa manager : elle la coach dans sa pratique du tennis. Elle est prête à tout pour que sa fille gagne les compétitions auxquelles elle participe. A tout et même au pire…

Alexis a trois raisons de ne pas aimer sa mère. Elle le lui rend bien et le laisse partir sans un regret.

Solène est affublée d’une mère ultra intrusive. Elle veut être partout, se mêle à ses amis, la suit sur les réseaux sociaux… Elle lui inflige ce que sa propre mère lui a fait subir, dans une version moins high tech, et plus encore…

Lire la suite

21/09/2014

ASCENCEUR POUR LE FUTUR

violence,futurroman
de Nadia COSTE
Éd. Syros, coll. «  Soon, Mini Syros + », septembre 2014, 138 pages – 5 €

Alors qu'il fuit Jérémy Mazalet et sa bande en sortant du collège, Brett, onze ans, est sauvé par un adolescent vêtu de noir nommé Lucas qui l'aide à se cacher de ses persécuteurs. Très vite, le jeune garçon s'aperçoit que l’ascendeur dans lequel il a trouvé refuge est en fait une machine à voyager dans le temps, et que son sauveur vient du futur. Nous sommes en 1991 et Brett, peu sûr d'avoir un avenir va supplier son nouvel acolyte de lui faire visiter son époque. Lucas accepte et voilà nos deux héros en route pour ...l'année 2015 !

Lire la suite

31/05/2014

DREAM BOX

roman (envoutant)
Dream Box.gifde N.M. ZIMMERMANN
Éd. L’école des loisirs, coll. Médium, mai 2014, 494 pp. – 19,50€

Depuis son enfance, Jeffrey McLaughan est tourmenté par des ombres. Elles le terrorisent, l’empêchent de dormir et s’infiltrent dans l’esprit de ceux qui l’entourent. Son père, vétéran de la guerre du Viêtnam sombre dans l’alcool et la violence. Sa mère s’enfonce dans la folie. Son chien de bête pacifique devient en animal féroce…  Jeffrey n’a que neuf ans mais il doit affronter seul les ombres qui l’oppressent et l’obsèdent. Il ne peut compter sur sa famille qui part à la dérive. Personne ne semble voir les ombres même si tous en sont affectés. Jusqu’au jour où un homme se présente à lui et lui remet une boite, la boite à rêves, Dream box, qui donne son titre au roman, et lui recommande d’y enfermer les ombres et de, surtout, surtout, de plus jamais l’ouvrir…

Lire la suite

11/05/2014

NO PASARAN, LE JEU. L’intégrale en BD

no pasaran.jpgBande dessinée
de Christian LEHMANN (scénario) & Antoine CARRION (images)
Éd.Rue de Sèvres, février 2014, 124 pages - 16€

Lors d’un voyage scolaire à Londres, trois amis Eric, Thierry et Andreas, trouvent par hasard une boutique de jeux vidéo vintages. Alors qu’ils sont sur le point de partir, le vieux commerçant aperçoit une croix nazie sur le blouson d’Andréas, il leur offre alors un jeu ancien mais des plus fantastique. Tour à tour, dans les tranchées en 1917, à Guernica en 1937 ou encore en Yougoslavie dans les années 1990, les joueurs sont transportés physiquement dans le jeu pour incarner des hommes qui ont pris part aux plus grands conflits de l’humanité. Pour mettre fin à la partie, il s’agit d’une question de vie ou de mort.

18 ans après la parution de son livre, Christian Lehmann revient ici en tant que scénariste. Grâce à un dessin réaliste, quasi photographique, Antoine Carrion ajoute une autre dimension à une histoire que nous connaissons déjà tous.

Lire la suite

02/08/2012

TAPAGE NOCTURNE

école,violence,violence conjugaleRoman jeune lecteur de Nicole AMRAL
Éd. Oskar, mai 2012
55 pages – 7,75 €

Antoine a le coup de poing facile et à peine arrivé, en cours d’année, en CM2 dans sa nouvelle école, c’est la bagarre. Direction le bureau de la directrice où il doit effectuer de longs devoirs au titre de punition. Antoine se contrôle quelques temps. Jusqu’à ce jour, où, à la cantine, un garçon se moque de lui et de sa mère. Alors le jeune garçon frappe, encore et encore. Antoine qui croit que « tapage nocturne » c’est « quand un mari bat sa femme en pleine nuit » va devoir fréquenter le bureau de Sylvie, la rééducatrice. 

Lire la suite

23/06/2012

MON FRÈRE, MA PRINCESSE

sexisme,genre,violencePièce de théâtre de Catherine ZAMBON
Éd. L’école des loisirs, coll. Théâtre
Mai 2012, 61 pp. – 6,60 €

Alyan est un petit garçon de cinq ans qui clame haut et fort qu’il refuse d’être… un garçon.  Il veut être une fille parce que « la nature elle s’est trompée ». De lubie amusante, l’entêtement d’Alyan devient agaçant et… menaçant pour son entourage. Alyan est comme il est, pas moyen que ce soit autrement. Mais pour Nina sa grande sœur, c’est un calvaire que de défendre son petit frère en butte aux railleries des autres enfants. Violentée par eux, elle décide de disparaître et force alors ses parents, son père surtout, aveugle à la détresse de son fils, à prendre la mesure de la souffrance dans laquelle, elle et son frère sont plongés. 

Lire la suite

08/03/2010

Les Orphelines | pièce de théâtre de Marion AUBERT

Orphelines.jpgÉd. Actes Sud Papiers, coll. Heyoka Jeunesse | nov. 2009 - 10€

«MONSIEUR
(au public)
Il y a des pays, lorsqu’une petite fille vient au monde, les mamans sont tout étonnées. Il y a des pays, lorsqu’un petit garçon vient au monde, les papas courent dans la rue. Ils achètent du champagne rosé. Ils font cuire une dinde. Il y a des pays, lorsqu’un petit garçon vient au monde, on tue le veau gras. On pend partout des lampions. Des guirlandes. Les parents sont tellement heureux. Ils dansent. Ils font les fous. Ils remercient Dieu. Les mamans sont fières de leurs petits garçon. C’est une grâce d’avoir un garçon dans certains pays. Les garçons sont tellement précieux. Il y a des pays, lorsqu’une petite fille naît, c’est un malheur. La ville devient toute grise. Le cœur de la maman tombe. Le papa est très en colère contre la maman parce qu’elle ne sait faire que des filles. Vous imaginez, vous? C’est un peu comme si c’était un monstre, une petite fille, dans ces pays-là. Il y a des pays, lorsqu’une petite fille vient au monde, on la tue. On ne veut pas d’elle. Le village ne veut pas d’une petit fille pareille.
(À Violaine:)
“Moi, je suis là pour mener une enquête sur les petites filles disparues”, je dis comme ça.
»

Lire la suite