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23/05/2015

DIX MINUTES A PREDRE

Dix minutes à perdre.jpgroman
de Jean-Christophe TIXIER
Éd. Syros, coll. Souris noire, mars 2015, 152 pp. – 6,30€

Tim vient d’emménager avec ses parents dans une vielle maison, après que son père ait du changer de travail. Ses parents partent pour deux jours : ils vont soutenir les anciens collègues de son père lors du procès de leur employeur pour licenciement abusif. Tim devrait se réjouir de ces deux jours de liberté mais isolé comme il l’est dans ce nouvel environnement, il se trouve surtout face à 48 heures de solitude et de nostalgie de son ancienne vie urbaine et centrée autour de sa passion pour le skate.

En partant, son père, infatigable bricoleur lui a recommandé, s’il avait dix minutes à perdre, de retirer la tapisserie de sa chambre pour qu’il puisse à son retour y poursuivre des travaux.

Ces dix minutes vont se transformer en longues heures de labeur et d’aventure quand Tim va découvrir derrière la tapisserie, un intrigant message  laissé par le fils de l’ancienne propriétaire. 

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01/05/2009

L'Océan noir | album de William WILSON

Couverture Océan Noir gif.gifÉd. Gallimard jeunesse, coll. Giboulées | avril 2009 | 15,90 €

Ni fiction, ni documentaire, ni album, ni roman, L’Océan noir est un livre hybride, métis comme son auteur franco-togolais, l’artiste William Wilson.
Autour de 18 «tentures appliquées»*, réalisées dans un atelier d’Abomey au Bénin, William Wilson mêle son histoire personnelle à celle qui lie depuis des siècles les Noirs aux Blancs. De l’arrivée des Blancs sur le continent africain aux guerres d’indépendances, des esclaves aux immigrés d’aujourd’hui, des anonymes aux personnages célèbres, L’Océan noir retrace l’histoire d’un métissage souvent violent mais porteur d’espoir, d’un «faisceau entrecroisé de relations (qui) a donné naissance à des merveilles et à des catastrophes» et qui «décrit ce que nous sommes et deviendra ce que nous en ferons».

Chacune des tentures est le point de départ d’un récit où se croisent l’intime, l’historique, le documentaire érudit et le témoignage. Chaque texte déploie, dans une langue parfaite, un moment de cette double rencontre entre l’auteur et sa propre histoire, entre les Noirs et les Blancs. L’ensemble forme un ouvrage passionnant et unique qui puise sa cohérence, au-delà de sa forme multiple (et même en miroir de cette forme) et de son sujet immense, dans la démarche quasi analytique de son auteur. «L’Océan noir est ma contribution aux mémoire éclatées du monde noir» écrit William Wilson. C’est aussi un livre qui rend compte du caractère fractionné (comme les tentures faites de plusieurs morceaux de tissus d’origines différentes) de l’histoire individuelle : «une étoffe mal taillée, malmenée et rapiécée de partout (…) à l’image du destin de chacun d’entre nous dans sa tentative de devenir un être humain, digne de ce nom».

C’est peu dire que L’Océan noir est un livre qui, bien qu’édité par Gallimard Jeunesse, s’adresse aux adultes comme aux adolescents. Il éblouira les uns comme les autres et tous y trouveront matière à réflexion, loin des clichés et des simplifications, dans une approche profonde et généreuse de cette histoire séculaire des Africains.

Ariane Tapinos (avril 2009)

* Ces tentures, ou toiles, sont fabriquées à partir de tissus appliqués (cousus) sur un autre.

04/04/2009

Amos et le pays noir | album d'Anne CORTEY, illustré par Janik COAT

9782746712447.jpgÉd. Autrement jeunesse | février 2009 - 16,50 €

Amos est un koala bleu, rouge et jaune. Il a de grands yeux ronds un peu hallucinés et de longues oreilles ovales. Il vit perché sur son arbre dans un univers entièrement noir où même «les habitants semblent couverts de suie». «Un jour Amos découvre une boîte. Il l’ouvre. Un arc-en-ciel en sort». Et les couleurs, peu à peu vont envahir son monde. C’est d’abord «l’arc-en-ciel qui s’étire» et se répand sur les arbres ronds et noirs. Ce sont ensuite des étoiles multicolores semées par Amos au fil de ses pas. C’est enfin le noir qui s’efface devant les couleurs qui se mélangent. Alors le pays d’Amos n’est plus le pays noir, c’est celui des couleurs denses, éclatantes, souriantes.

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