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24/04/2018

68 ANNÉE ZÉRO

68 Année zéro.jpgroman
de Paule DU BOUCHET
Éd Gallimard, coll. Scripto, avril 2018, 208 pages – 9,90€

En mai 68, Paule du Bouchet avait 17 ans, un an de plus que l’héroïne de son roman, Maud, inspirée par ce qu’elle-même a vécu durant cette année si particulière.

Maud se sent différente des autres filles de sa classe, au collège Sévigné à Paris. Un collège privé où elle est la seule à avoir des parents divorcés, la seule à ne pas avoir la télé à la maison, la seule à avoir une grand-mère américaine qui manifeste contre la guerre au Vietnam… Non qu’elle ait honte de cette « Granny », bien au contraire. Mais ce que Maud aimerait par-dessus tout c’est être dans la norme, « faire partie ». Et ce sont les évènements de mai 68 qui vont le lui permettre.

« Le jour où ça a commencé, je ne savais pas. Je veux dire, je ne savais pas que c’était le premier jour de ma nouvelle vie. J’avais 16 ans. Nous étions le 1er janvier 68. »

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18/04/2018

TROIS FILLES EN COLÈRE

3 filles en colère.jpgIsabelle PANZADOPOULOS
Éd. Gallimard Jeunesse, coll. Scripto, octobre 2017, 336 pages - 13,50€

1966, un vent de révolte commence à souffler sur le monde

A Paris, Suzanne étudie à Nanterre, elle étouffe dans une famille bourgeoise qui n'attend que de la voir bien mariée et s'enthousiasme pour l’effervescence politique qui commence à agiter les bancs de l'université. Magda, sa cousine, après cinq années d'exil en France vient tout juste de rejoindre son père à Berlin-Ouest. Cléomèna, fille de communistes a fui la Grèce et sa dictature pour Paris afin de sauver sa peau. 
Trois jeunes filles, trois voix, trois révoltes. Trois colères que l'on découvre à travers la correspondance épistolaire qui unie ces trois jeunes filles, à laquelle vont se mêler des notes de journaux intimes, des photos d'archives.

 

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17/04/2018

À 18 ANS DEMANDONS L’IMPOSSIBLE ! Mon journal de mai 68

A 18 ans demandons….jpgroman
de Adeline REGNAULT
Dossier documentaire de Elsa Neuvile
Éd. Casterman, avril 2018, 208 pages - 12€

Septembre 1967, Madeleine quitte la maison familiale de Courbevoie et s’installe dans une « chambre de bonne » à Paris, dans le quartier de Montmartre. Alors que commence sa nouvelle vie de sorbonnarde (elle est inscrite en Lettres à la Sorbonne), elle décide de raconter son quotidien et de confier ses états d’âmes à un tout nouveau journal intime.

Et elle en a des choses à raconter ! Cette toute nouvelle liberté d’abord, sa découverte de la vie parisienne (et estudiantine), ses lectures, sa quête de l’amour… mais aussi, les premières revendications des étudiants qui étouffent dans un monde encore très corseté et des amphis qui explosent sous l’effet de l’arrivée des enfants du baby boom.
Avec sa bande d’amis, Martine, Mimile, Phil, Jean, Pierrot… entre Nanterre et Sorbonne, elle participe activement aux « évènements de mai » et exprime sur les murs de la ville et dans les manifestations son désir de liberté et son espoir d’une vie différente de celle de ses parents et notamment de sa mère.

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22/03/2018

JOLI MOIS DE MAI… 1968. IL Y A 10 DÉJA !

révolte,révolution,mai 68,histoireNotre sélection MAI 68, publiée en mai 2008
Comptines va fêter dans quelques mois ses trente printemps et ce n’est sans doute pas un hasard si une librairie comme celle-ci a vu le jour dix ans après ce qu’il est convenu d’appeler « les évènements de Mai ». À côté des commémorations qui ne manqueront d’avoir lieu à l’occasion des 40 ans de Mai 1968,nous avons voulu, par cette (trop) modeste bibliographie, affirmer notre attachement à un moment de notre histoire récente et à la manière dont cette histoire est transmise aux plus jeunes. Attachement qu’il est d’autant plus important de témoigner alors que l’héritage de Mai 68 fait débat, et est grossièrement caricaturé.

Si pour certains, toutes les dérives de la société de consommation individualiste sont à porter au crédit des « soixante-huitards » et de leurs lubies, nous pensons,au contraire que nous leur sommes redevables. Toutes nos libertés d’aujourd’hui ne sont pas nées des événements de Mai 68, certaines étaient acquises ou en germe avant cette date, et sans doute aussi doivent-elles plus à la lente évolution des moeurs qu’à la brusque montée de fièvre de ce printemps-là. Il n’empêche. Mai 68 cristalise des revendications et des espérances dont nous sommes, aujourd’hui encore dépositaires. Avec son cortège d’excès, d’erreurs et de ridicule, Mai 68, c’est surtout des acquis syndicaux, des droits pour les étudiants, une plus grande liberté pour les femmes... Bref, la fin d’une société corsetée.C’est un souvenir aussi, celui d’une lutte collective et festive.

Alors oui, Mai 68 ce sont également des espoirs déçus, l’entrée de plein pied dans une modernité égoïste, mais le triomphe de la société de consommation doit plus à ceux qui aujourd’hui voudraient « liquider » Mai 68, à ceux qui ont promu une télévision conçue pour dégager du « cerveau disponible » pour la publicité, qu’à ceux qui ont espéré en des lendemains qui chantent. Si avec le recul des années, la belle espérance des révoltés de Mai a laissé place au triste constat du maintien et de l’aggravation des inégalités, ne jetons pas le joli mois de Mai avec les espoirs qu’il a suscités. Et puis, hériter c’est aussi continuer : continuer à affirmer nos convictions et nos espérances. L’espoir c’est aussi ce qui nourrit, chaque jour,notre envie de partager nos lectures, et d’aider les enfants à grandir, au milieu des livres, conscients de l’Histoire dans laquelle s’inscrit leur histoire.

Voici donc une dizaine d’ouvrages, fictions et documentaires, qui font la part petite ou belle, aux évènements de Mai 68, et qui composent cette petite bibliographie. Bien trop petite à notre goût mais qui reflète le peu d’intérêt que portent les éditeurs jeunesse à ce sujet, sans doute pas encore assez historique et trop politique. Si petite, que nous y avons ajouté, de manière totalement subjective, mais parce qu’ils nous semblent accessibles à des ados, quelques ouvrages -documentaires - récemment parus ou à paraître, en collection "adultes". 

NB : Prix et disponibilités mises à jours le 21 avril 2018.

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13/03/2018

STÉRÉOTYPES

Stéréotypes.jpgroman d’anticipation
de Gilles ABIER
Éd. Actes Sud Junior, février 2018, 439 pages - 16,50€

Dans un monde post-apocalyptique, la société est organisée autour d’un texte fondateur : la Synthèse. En vertu de celui-ci, chaque individu est testé, à la naissance, pour savoir auquel des neuf « Types » il appartient (1 : Perfectionniste, 2 : Altruiste, 3 : Activiste …). Le numéro correspondant à son Type lui est ensuite tatoué au poignet. Chacun est alors censé vivre selon sa personnalité pour l’harmonie collective et le bonheur individuel. Seulement avoir accès à cette connaissance qui permet de distinguer les individus ouvre la porte à une hiérarchisation entre les différents Types, favorisée par des règles qui, au fil du temps, sont venues compléter la Synthèse initiale, comme celle interdisant les relations amoureuses inter-Types et celle qui prévoit que les enfants de Type différent de celui de leur parents ne seront pas élevés par eux mais confiés à des écoles spécialisées.
Certains, parmi les membres du Comité de Salubrité, l’instance dirigeante, ont même l’intention d’aller plus loin encore…

Heureusement, cachés, à l’extérieur des villes, des femmes et des hommes refusent de renoncer à leur libre arbitre et veulent conserver la liberté d’être ce qu’ils veulent - et éventuellement de changer - et non ce qu’un test déciderait pour eux. Leur résistance et leur révolte trouvent des échos au sein même des élites de la capitale …

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28/02/2018

CHICAGO, JE REVIENDRAI !

Chicago.jpgroman
de Gisèle BIENNE
Éd. L'école des loisirs, coll. Médium, septembre 2007, 165 pages - 9,70€

1964, Sylvie est choisie, dans le cadre d’un programme d’échange, pour passer un an aux États-Unis, à Chicago. Elle débarque dans une riche famille américaine où chacun est à sa place : la mère ultra occupée par son travail de professeure d’histoire de l’art à l’université, le père par son business, la fille aînée Paula (quinze ans) par le « dating » (les rendez-vous galants) et Charles, six ans, par ses jeux d’enfants. Seule Alberta, la domestique noire, lui manifeste de l’affection et de l’intérêt. Les Griffin ne sont pas méchants et vivent dans un des rares quartiers de la ville où la ségrégation n’a pas cours, mais leur vie bien organisée laisse peu de place à l’improvisation. Pour eux, la présence de la lycéenne française est un peu comme une preuve supplémentaire de leur bon goût et de leur ouverture d’esprit. Un trophée social, un signe extérieur de richesse. Sylvie n’est pas dupe et est bien décidée à découvrir une autre Amérique. Celle de la culture noire, du jazz, de la lutte pour les droits civiques...

Premiers amours (celui laissé en France, ceux qui se nouent auxÉtats-Unis), premiers engagements, première séparation d’avec la famille... Le roman de Gisèle Bienne est tout en finesse. Il sent l’histoire vécue et le souvenir présent.Il porte un témoignage sur une époque révolue, et une autre manière d’être adolescente. 

Ariane Tapinos (première publication décembre 2007)

23/02/2018

ON EST TOUS FAIT DE MOLÉCULES

difference,homosexualité,homoparentalité,famille,famille recomposéeroman
de Susin NIELSEN
Traduit du canadien par Valérie LE PLOUHINEC
Éd. Hélium, avril 2015, 211 pages, 14,90€

Stewart a perdu sa mère un an et demi plus tôt. Le père d'Ashley a quitté sa mère car il a découvert son homosexualité. Le père de Stewart et la mère d'Ashley, collègues de travail, vont tomber amoureux et décider d'emménager ensemble dans la grande maison des parents d'Ashley. Cela ne va pas se faire sans heurts.

Stewart, 13 ans et Ashley, 14, ne pourraient être plus différents l'un de l'autre. Stewart est ce que l'on appelle communément un « geek » ou un « nerd », principalement intéressé par les sciences et Doctor Who, tandis que Ashley ne se préoccupe que des apparences, son physique bien sûr mais aussi l'image que renvoie sa famille etc.

Ces deux-là ne sont vraiment pas faits pour s'entendre... 

Et pourtant, comme le dit le titre du livre, on est tous fait de molécules. C'est-à-dire que si différents que nous pouvons être parfois, il ne faut pas oublier que nous sommes tous constitués de la même « matière première ».

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29/12/2017

DEMAIN IL SERA TROP TARD

Demain, il sera trop tard.jpgroman d'anticipation
de Jean-Christophe TIXIER
Éd. Rageot, septembre 2017 - 15,90€

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. « Long Terme », Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est « Court Terme ». Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit mais apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans…
Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graphe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte

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28/11/2017

LA CITÉ DE L'OUBLI

Cité de l'oubli.gifroman
de Sharon CAMERON
Traduit de l’américain par Alexandra Maillard
Éd. Nathan, octobre 2017, 460 pages - 17,95€

« Je suis fait de mes souvenirs »

Que se passerait-il si, à intervalles réguliers, nous oublions tout, sur nous mêmes, nos proches, le monde qui nous entoure… ?

C’est ainsi que vivent les habitants de la petite citée de Canaan. Tous les douze ans, ils subissent l’Oubli. A l’issue d’un déferlement sauvage de tous les instincts les plus bas, ils oublient tout ce qui a précédé ce moment. Leur seul lien avec leur passé, leur identité, est maintenu grâce au livre que chacun écrit depuis son plus jeune âge et conserve toujours sur lui. Ceux qui ont le malheur de l’avoir égaré au moment de l’Oubli perdent tous leurs repères et sont condamnés à être des Perdus, des êtres sans passé, sans famille, qui vivent dans un enclos de la cité et lui fournisse une main d’oeuvre gratuite.

Pourtant, Nadia Fille de la Teinturière, elle, se souvient. Elle sait que son père n’est pas mort. Pire, elle a encore en mémoire ce moment atroce où son père lui arrache son livre des mains et lui en impose un autre, différent, qui raconte une autre histoire que la sienne. Depuis, elle le croise souvent, avec sa nouvelle femme et leurs deux enfants. Depuis, la raison de sa mère est toujours vacillante. Bientôt douze ans se seront écoulés depuis le dernier Oubli. Nadia sait qu’il lui reste peu de temps si elle veut à la fois protéger sa famille d’une nouvelle implosion et découvrir ce qui se cache au-delà des murs de Canaan. Aidée de Gray Fils du Souffleur de verre, elle va percer les secrets de Canaan.

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06/11/2017

LA NOIRCEUR DES COULEURS

sciences,eugenisme,argentine,éducationroman 
de Martin BLASCO
Traduit de l’argentin par Sophie Hofnung
Éd. L’école des loisirs, coll. Médium +, octobre 2017, 219 pages - 18€

Buenos Aires 1910 un jeune journaliste débonnaire, Alejandro est contacté par un vieil homme dont la fille, Amira, a réapparu après avoir disparu pendant 25 ans. Elle dit ignorer où et avec qui elle a passé les vingt cinq dernières années. Alejandro comprend vite que 4 autres bébés ont été enlevés cette même nuit, d’avril 1885.

En parallèle de l’enquête d’Alejandro, J.F. Andrew, un savant, nous livre son journal écrit entre février 1885 et janvier 1900.

Très vite, l’objet de ces enlèvements, dont JF Andrew est responsable, apparaît sous sa plume. Il a décidé de mener une expérience extrême dans laquelle il élèvera cinq enfants dans des conditions totalement différentes pour chacun d’entre eux. Il les dépossédera également de toute histoire, toute identité antérieure à cette nuit d’avril 1885. Chacun sera rebaptisé et aura pour nom une couleur.
Noir sera élevé dans la violence la plus brutale. Azur sera vivra isolée et tournée sur ses pensées intérieures, aidée en cela par des drogues. Vert recevra une éducation d’excellence mais sans jamais quitter sa chambre. Marron vivra dans un chenil au milieu des chiens et sera traité comme l’un d’entre eux. Enfin, Blanc sera élevé comme n’importe quel autre enfant, parmi ses congénères. Il aura une nourrice et ira à l’école. Il sera l’enfant référent nécessaire à l’évaluation de l’expérience.

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