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23/01/2017

D’ENTRE LES OGRES

D'entre les ogres.jpgalbum
de BAUM & DEDIEU (illustrations)
Éd. Seuil Jeunesse, janvier 2017 - 15€

Au milieu de la forêt, un couple d’ogre trouve « un panier qui pleure ». C’est un enfant, une petite fille qu’ils nommeront Blanche et qui deviendra la princesse de leur royaume, eux qui attendaient un enfant depuis deux cents ans.

Blanche grandit dans l’amour de ses parents et ce faisant, commence à poser des questions dérangeantes. Pourquoi ne mange t-elle pas la même chose qu’eux ? « Pourquoi ne les suit-elle pas, la nuit, quand ils chassent ? Quelle est cette odeur dans la cave ? »

Effondrés mais conscients de leur extrême différence, les ogres décident de rendre l’enfant à « ses semblables ».
L’ogre est fait prisonnier par une foule en colère et « on ne fait pas de procès à un mangeur de chair humaine. On le condamne et on le tue ». En refermant cet album effrayant et bouleversant à la fois, le lecteur ne saura pas ce qu’il advient de l’ogre aux mains des bien pensants.

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02/02/2016

AVANT L'OURAGAN

catastrophe naturelle,etat-unis,fantôme,difference,adoptionroman
de Jewell PARKER RHODES
Traduit de l'anglais (états-unis) par Elodie Marias
Éd. L'école des loisirs, coll. Neuf, octobre 2015- 229 pages - 10 €


Lanesha a douze ans, et vit à la Nouvelle-Orléans dans le quartier pauvre du District 9, avec Mama Yaya, la sage-femme qui l'a mise au monde et l'a recueillie. Née dans des circonstances dramatiques, Lanesha peut depuis toujours voir les fantômes qui hantent la ville, celui surtout, de sa mère morte en couches qui ne l'a jamais quittée. Cette capacité à communiquer avec l'au delà et sa relation avec la « sorcière » du quartier, en font une enfant solitaire, rejetée par ses camarades qui la craignent. Mais Lanesha est curieuse, adore apprendre et mène une vie calme et joyeuse aux côtés de Mama Yaya qui s'occupe d'elle et lui enseigne les signes ... Depuis quelques temps, les signes inquiètent justement Mama Yaya : une tempête se prépare, peut-être plus dévastatrice que l'ouragan Betsy qui a déjà détruit la ville... Tandis que l'ouragan Katrina s'approche, et que les habitants font des réserves ou décident de quitter le quartier comme l'ont demandé les autorités, Lanesha s'inquiète du comportement de Mama Yaya qui semble effrayée par quelque chose de plus dangereux que la tempête...

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25/06/2015

CUI-CUI

Cui-Cui.jpgalbum
de Sergio RUZZIER
Traduit de l’américain par Rémi Stefani
Éd. Casterman, coll. Les Albums Casterman, mars 2015 – 13,95€

Léo est le facteur du village alors tous les jours, au cours de sa tournée, il prend un peu de temps pour une pause café avec l’une, une partie de boules avec les autres et à son arrivée il est toujours saluée avec intérêt. Bref, la vie de Léo est « plutôt agréable ». Il ne lui manque qu’une seule chose : il ne connaît jamais le plaisir de recevoir une lettre pour lui.

Un jour, il découvre dans la boite aux lettres un oisillon manifestement abandonné par les siens partis vers le Sud. Ni une ni deux, Léo emmène Cui-Cui, c’est son nom, chez lui et les voilà qui forment « une vraie petite famille ». 

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22/06/2014

CE SOIR, Y A MATCH

footballRoman
de Yann MENS
Éd. Thierry Magnier, coll. Petite poche
Mai 2003,
47 pages - 5,10 €

Dans la famille Toucouleur, le père est dentiste, la mère institutrice et les enfants… de toutes origines : Fatoumata, l’aînée, est née au Mali, Rajiv en Inde, Arsène en Belgique et Elisa, la petite dernière, est née Colombie. Un tournoi international de foot à la télé est l’occasion pour les quatre enfants Toucouleur de tester, pour de rire (… ou presque), leur attachement à leurs patries d’origines.

L’affaire se complique au fur et à mesure des éliminations, des paris et des alliances entre frères et sœurs, on passe du « on » aux « ils » selon que l’équipe supportée a gagné ou non. C’est toujours très politiquement correct, mais drôle et imaginatif. On sourit au portrait de la famille, mère comprise, qui se rassemble et s’écharpe chaudement devant la télé, tandis que le père s’endort contre le frigo. La caricature – des supporters et de la famille multicolore – est affectueuse.


Corinne Chiaradia (première publication de l'article : février 2006).

16/03/2014

SAUTERELLE


Sauterelle.gifRoman
de Dick KING-SMITH
Illustré par Peter Bailley
Traduit de l’anglais par Henri Robillot
Éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, octobre 2009
150 pages – 6 €

Un vieux berger et sa femme adoptent un nouveau né qu’ils ont trouvé dans la bergerie. Cet enfant est un don du ciel pour ce couple qui s’était résolu à ne pas en avoir. Les années passent et il leur faut se rendre à l’évidence : leur fils John Joseph, qu’ils surnomme Sauterelle, ne se développe pas comme les autres enfants. Sa démarche est hésitante, particulière, son langage est quasi inexistant. Il est l’objet des moqueries de certains enfants du village. Pourtant – et à condition de ne pas se mêler aux autres enfants – il est heureux auprès de ses parents. Et plus encore au contact des animaux.
La guerre éclate, les jeunes hommes valides sont mobilisés et la main d’œuvre vient à manquer à la ferme. Sauterelle commence à travailler dans les champs et à l’écurie. Sa première mission est de faire fuir les corbeaux (les « croas ») qui pillent les récoltes, mais souvent il aide le palefrenier aux écuries. Un jour, le maître de maison achète à un cirque qui repart pour les États-Unis des chevaux de rodéo, des broncos à moitié sauvages. Ces bêtes magnifiques ne se laissent approcher par personne. Personne sauf Sauterelle…

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03/09/2013

MES DEUX PAPAS

famille,adoption,homoparentalitéAlbum
de Juliette PARACHINI-DENY (textes)
& Marjorie BÉAL (illustrations)

Éd. Des ronds dans L’O jeunesse
Mai 2013 – 10 €

Par un beau jour de pluie, Tom et Enzo, un couple d’oiseaux, découvrent un œuf abandonné dans un nid voisin du leur. En attendant le retour de ses parents, Tom et Enzo veillent sur lui, jour et nuit. Quand un matin… crack ! Un oisillon s’extrait de la coquille et pousse un joyeux « Papas ! ». Lilou grandit entouré de l’amour de ses deux papas et ce n’est qu’en rentrant à l’école qu’elle découvre que sa famille se distingue de celle de ses camarades.

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20/07/2013

CŒUR DE HIBOU

famille,père,adoption,difference,grandirMagnifique album
d’Isabelle WLODARCZYK
& Anne-Lise BOUTIN

Éd. Rue du monde, mai 2013
16,50 €

Une louve poursuivie par des chasseurs confie son nouveau né à un hibou, avant de mourir. Le hibou l’élève comme son petit. Il le nourrit, le couvre de feuilles séchées, joue avec lui… Son cœur chavire quand son petit loup prononce ses premiers mots, « mi-loup, mi-hibou » et c’est avec une tendresse mêlée d’inquiétude qu’il regarde grandir « son petit qui ne lui ressemble pas ». 

Un jour, petit loup, voulant tout faire comme papa, s’élance du haut d’un arbre. La chute est rude et c’est son cœur qui est « un peu écorché » alors il s’enfuit loin dans la forêt. Heureusement, papa hibou retrouve son petit loup.

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10/05/2011

Mee petite fille du matin calme | album de Marie-France CHEVRON & Agnès DOMERGUE

famille,adoptionÉd. Limonade | Oct. 2010
11,50 €

«Mee a grandi sans famille. Seul un arbre veille sur la petite fille.»

Ce petit album, plein de délicatesse, conte le voyage initiatique de Mee à la recherche d’un cocon familial. Nous sommes séduites par la grande harmonie entre le texte et les images parfaitement adaptée au thème sensible de l’adoption. Les illustrations tout en finesse et légèreté, dans les tons pastels, guident et protègent la petite Mee au fil des doubles pages. Le texte, comme une épure, évoque de manière métaphorique et poétique l’idée force de l’adoption. Le format intimiste, le choix d’un papier bis, le jeu entre les couleurs de la typographie du texte et les illustrations mettent parfaitement en valeur le travail des deux auteures. Ce choix éditorial aboutit à un ouvrage de grande qualité qui fera le bonheur des enfants dès sept ans.

Josuan

22/03/2009

Maman(s) d’amour | album de Josée MASSE (ill.)

9782013914444.jpgTexte de l’association The Mother’s Bridge of love | adaptation française de Françoise ROSE
É
d. Gautier-Languereau | janv. 2009 | 13 €

Un très grand coup de cœur pour cet album dont le thème extrêmement délicat est abordé avec beaucoup de pudeur. C’est l’histoire de l’adoption qui commence comme un conte par « il était une fois » mais bascule tout de suite dans la réalité : « Tu ne la connais pas ».
La construction de l’identité d’une petite fille adoptée est harmonieusement relayée par le texte et par l’image qui, dans un balancement subtil de double page en double page, relie l’univers d’origine et l’univers d’accueil.
Un message puissant dès le titre « maman(s) d’amour » qui se poursuit à travers la poésie du texte, soutenu par la délicatesse des images et leur fort pouvoir symbolique.
Cet ouvrage remarquable par sa grande simplicité pourrait permettre d’établir un dialogue juste entre parents et enfants.

Josuan (mars 2009)