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15/08/2018

LES SORCIÈRES DE LA MORRIGAN

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de Pat O’SHEA
Traduit de l’anglais par Philippe Mortimer
Éd. Seuil Jeunesse - Métaillé, mars 2005, 680 pages - ÉPUISÉ

La Reine des batailles, la grande Morrigan est de retour ! Flanquée de ses deux acolytes, Macha le corbeau ardent et Bodbh la reine fantôme, deux sorcières motocyclistes complètement déjantées, elle revient sur terre pour semer guerre et destruction, traînant dans son sillage sa meute de lévriers sanguinaires. Mais elle doit d’abord délivrer Olc Glas le serpent, une formalité qui s’avère difficile en raison des deux misérables vermisseaux humains qui s’obstinent à lui mettre des bâtons dans les roues et qui, en plus d’être malins, sont protégés par son plus grand ennemi : le Dagda, divinité bienfaisante et terriblement contrariante.Tout ça parce que le jeune Pidge, mystérieusement attiré par une nouvelle bouquinerie, a fait l’acquisition d’un recueil des écrits de Saint Patrick et libéré Olc Glas dissimulé dans l’ouvrage. Prévenus à temps par le Dagda, Pidge et sa petite sœur Birgit - une gamine intrépide et qui n’a pas la langue dans sa poche - réussissent à neutraliser le serpent et à le confier à Glas la grande Anguille, Seigneur des eaux. Mais là ne s’arrête pas leur tâche : il leur faut détruire le serpent, et pour ça, il faut d’abord retrouver un des galets tâchés du sang perdu par la Morrigan lors d’un de ses combats contre le légendaire guerrier Cuchulain. Pris en chasse par la meute de la sorcière, commence alors pour les deux enfants une odyssée merveilleuse et pleine de rebondissements dans l’univers des légendes irlandaises. Mêlés un peu par hasard à ce grand déferlement de puissances divines, et à cette quête dangereuse ils sont ravis de l’aubaine : entre Pat Trenet grenouille parlante, les druides, les châteaux hantés, les perce-oreilles qui se prennent pour Napoléon et toute la faune très amicale qui les épaule, les vacances d’été s’annoncent palpitantes, et ils sont pour une fois au coeur de l’aventure.


Voilà en tout cas 680 pages au cours desquelles on ne s’ennuie pas une seconde : les péripéties s’enchaînent à toute allure dans ce roman fleuve qui n’est pas sans évoquer Alice au pays des merveilles ou Le Magicien d’Oz. Les références à la mythologie celtique et aux légendes irlandaises ne se limitent pas pour une fois à l’or caché de quelques farfadets et au rabâchage du cycle arthurien et c’est un véritable plaisir de découvrir toute la richesse d’un folklore plus riche encore qu’on ne l’imaginait.

Nathalie Ventax  (première publication : mai 2005)

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