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31/03/2020

LE MAJORDOME ET MOI

majordome.jpgRoman
Gary D. SCHMIDT, traduit de l’anglais (États-unis) par Caroline GUILLEMINOT
coll. « Médium », Éd. École des Loisirs,février 2020, 248 pages- 16,00€

Le Majordome est entré dans la vie de Carter Jones à sept heures et quart le matin de la rentrée des classes alors qu’ il n’y avait plus de lait pour le petit déjeuner, que le teckel de la famille venait de vomir sur l’indispensable chaussette jaune de Charlie qui faisait sa rentrée en CM1, que la jeep familiale avait rendu l’âme et que dehors se déchaînait une pluie diluvienne digne d’un orage tropical.
M. Bowles-Fitzpatrick, fraîchement débarqué de la belle Albion, gentleman au service d’un gentleman est envoyé par le Capitaine Jones actuellement en poste en Allemagne, pour donner un coup de main à une Mme Jones débordée. Pour Carter, le Majordome est surtout un véritable casse-bonbons avec son thé, son gruau, sa manie de vouloir améliorer son vocabulaire et ses manières et surtout de lui donner – horreur !- des responsabilités. Carter décide donc de se rebeller. Mais il va vite s’apercevoir que le légendaire flegme britannique laisse peu de prise à la révolte – aussi légitime soit- elle- d’un préadolescent américain.


Gary D.Schmidt parvient une nouvelle fois à nous enchanter avec cette rencontre improbable entre deux univers. Mr Boyle-Fitzpatrick, britannique jusqu’au bord de son chapeau melon est une version mâle plus que convaincante de Mary Poppins ( sans recours à la magie néanmoins ) à qui il faudra beaucoup de persuasion et de patience pour apprivoiser le seul membre de la famille Jones susceptible de se transformer en gentleman. Mais le jeu en vaut la chandelle et c’est une passion commune pour le cricket qui réconciliera Carter et son Majordome, provoquant dans la petite ville de Marysville de l’état de New York une anglophilie sans précédent. Drôle, optimiste, et incompréhensible pour tous ceux qui ne pratiquent pas le cricket depuis leur plus tendre enfance( voilà un nouveau défi à relever !), Gary D.Schmidt réussi une nouvelle fois à nous faire passer du rire aux larmes avec ses merveilleuses connotations évocatrices.

Psssst : Et pour tous les aficionados de l’univers de Gary D Schmidt, sachez qu’il vous sera donné des nouvelles d’une vieille connaissance ; )

banque-d-images-gratuites-libres-de-droits-cco-téléchargement-illimité-56-1560x1040.jpgDéfi majordome :

« Une nappe en lin blanc recouvrait l’extrémité d’une grande table de la cafétéria. Sur la nappe en lin blanc, il y avait une assiette blanche en porcelaine, ornée d’un fin liseré doré . À droite de l’assiette, un couteau et une cuillère étaient posés sur une serviette en lin blanc. À gauche, il y avait deux fourchettes. Au-dessus de l’assiette, il y avait un mélange d’agrumes disposé dans un petit bol en verre et, juste à côté, un autre bol en verre rempli de salade, ainsi qu’un huilier et un vinaigrier. Sur l’assiette trônait un blanc de poulet, accompagné de mini-carottes et de champignons. Et de persil, aussi. Du pain à l’ail tout chaud fumait sur une deuxième assiette blanche en porcelaine. De l’eau gazeuse en bouteille attendait d’être versée dans un verre rempli de glace pilée. À côté, une tasse en porcelaine contenait du thé au lait additionné de sucre. Devant, dans une calligraphie de couleur sombre, s’étalait sur une plaque blanche, le nom de « Maître Carter Jones ». (…) Le Majordome commençait vraiment à être casse-bonbons. »
À votre tour préparez une belle table dans votre cuisine. Sortez votre plus belle vaisselle, créez un bouquet de fleurs (réelles ou en papier) soignez le service et dégustez votre repas en tâchant de comprendre quelque chose aux règles du cricket. Et n’oubliez pas de nous envoyer une photo du résultat à l’adresse suivante : comptines@comptines.fr

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