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05/06/2010
Ô Corbeau ! | album de Marcus MALTE & Rémil SAILLARD (ill.)
Tous les soirs à la même heure, Jo le corbeau gémit sur son arbre (un saule pleureur comme il se doit). Jo le corbeau – bien qu’élégant dans son costume de plumes noires – désespère car il ne sait pas chanter. Et pour couronner le tout, il est amoureux! Amoureux de Paloma, la colombe qui chante comme une diva. Seul et malheureux (voire honteux et confus) notre corbeau s’enfuit à tire d’ailes jusqu’au Pôle Nord et c’est dans un immense igloo baptisé «la taverne de l’empereur» qu’il va rencontrer Tino, manchot borgne à la voix d’or… Ah, s’il pouvait avoir un empire à échanger contre la voix de Tino!
S’il ne possède pas d’empire, Jo le corbeau a néanmoins une chose suceptible d’intéresser un manchot coincé sur sa banquise, et un troc va s’opérer qui ne sera peut-être pas à l’avantage de notre corbeau.
On peut dire sans mentir que le ramage de ce Ô Corbeau se rapporte bien à son plumage: ce très bel album au grand format alterne avec bonheur texte rimé et versifié (hommage à Lafontaine?) et doubles pages d’illustrations. Cette deuxième collaboration de Marcus Malte et Rémi Saillard nous offre une fable bien cruelle pour le corbeau, mais bien agréable pour nous lecteurs!
Nathalie Ventax, mai 2010
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04/06/2010
La Clé du trésor | album de Johanna MARIN COLES & Lydia MARIN ROSS
Contes d'humour et de la sagesse du monde Arabe
Éd. Sarbacane | 1er semestre 2010 - 13,50€
Il était une fois, en Orient, un calife fort soucieux d'avoir perdu la clé de son trésor. Il se mit à la rechercher dans la magnifique cour de son palais, éclairée de mille flambeaux. Bientôt grand vizir, courtisans, serviteurs, garde impériale s'empressèrent à ses côtés...
Ce conte philosophique, plein d'humour, appartient à la tradition du monde arabe et conduit le lecteur à une fin inattendue.
Les illustrations conçues comme des miniatures riches de détails, explosent de couleurs lumineuses et traduisent le raffinement d'un palais des Mille et une nuits. Les personnages sont croqués sur le vif dans leurs attitudes de soumission et de déférence autour d'un calife majestueux.
Cet album procurera à un large public de grands plaisirs renouvelés au fil des lectures.
Josuan
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01/06/2010
En attendant New York | roman de Mitali PERKINS
Traduit de l’américain par Valérie Dayre
Éd. Thierry Magnier | coll Grands Romans | mai 2010 | 284 pp. - 18€
Inde années 70, Reet, Asha et leur mère s’installent à Calcutta, dans la famille de leur père, pendant que celui-ci, ingénieur au chômage, est parti chercher du travail à New York. Mais les mois passent et ce séjour forcé se prolonge. Reet, l’aînée, a dix-sept ans et c’est une belle jeune femme qui attire les regards et les prétendants. Tout l’inverse de sa sœur Asha qui, à seize ans, a abandonné depuis peu ses shorts et ses tenues de sport. Joueuse passionnée et talentueuse de tennis, elle a dû remiser (et même donner) sa raquette dès ce «Premier Sang» synonyme d'entrée dans sa vie de femme. Et une femme, dans l’Inde des années 70, ne montre pas ses jambes en haletant sur un court de tennis… Asha envie son cousin Raj, à peine plus âgé qu’elle, qui a lui le droit de faire du sport et de sortir de la maison. Elle s’indigne contre le sort qui lui est fait alors qu’en Europe et aux États-Unis, les femmes brûlent leur soutien-gorge, symbole de leur asservissement au pouvoir des hommes. Elle rêve de liberté et d’études de psychologie qui feraient d’elle la première psychologue punjabi.
Mais la route est longue pour atteindre New York et il n’est pas sûr que la sienne l’y conduise…
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31/05/2010
Un sari couleur de boue | roman de Kashmira SHETH
Traduit de l’américain par Marion Daton
Éd. L’École des loisirs | coll. Médium | mai 2010 | 262 pp. – 11€
Leela est une petite fille joyeuse qui vit entourée de l’affection des siens. Sa famille qui habite le Gujarat, l’État le plus à l’ouest de l’Inde, appartient à la caste des brahmanes, la plus haute des castes hindoues et ne manque de rien. Elle vit avec ses parents, son oncle et sa tante et a un frère plus âgé, Kanubhai, qui poursuit ses études à Ahmadabad. Promise à un jeune homme de sa caste, Ramanlal, à l’âge de deux ans et demi et mariée à neuf ans, Leela approche de ses treize ans en cette année 1918, et devra bientôt, à l’issue de la cérémonie de l’anu, rejoindre la famille de son mari. Elle est encore une petite fille joyeuse et choyée par ses parents mais se prépare avec bonheur à aller vivre chez sa belle famille qui l’accueille toujours avec gentillesse et la gâte presque autant que ses propres parents.
La mort de Ramanlal, mordu par un serpent, bouleverse son enfance heureuse et insouciante.
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Publié dans #SEXES ET GENRE, critiques Romans Ados, Critiques Romans Historiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, fille, castes, independance, gandhi | |
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