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18/07/2009

Yin la jalouse | album de Shen QIFENG, illustrations BOBI + BOBI

yin la jalouse.jpgÉd. HongFei, coll. Caractères chinois, avril 2009 - 16€

Yin et Pan vivent un amour sans limite, ou plutôt dont la seule limite est l’immense jalousie de Yin. Quand Pan, malade, vient à mourir, Yin sombre dans la mélancolie. Son cousin, le peintre Huisheng, entend parler de la maladie de Yin et décide de la guérir. Il peint un beau jeune homme, qui ressemble étrangement à Pan, entouré de six jeunes femmes splendides et de magnifiques fleurs comme celle du jardin de Yin et Pan. Huisheng présente ses peintures à Yin en lui expliquant que Pan les avait beaucoup appréciées mais qu’il lui avait demandé de les conserver craignant que Yin ne les trouve pas à son goût. À la vue des peintures Yin entre dans une rage folle attisée par les explications de Huisheng sur le caractère «ordinaire» de Pan, et elle détruit toutes les fleurs de la maison. Mais ce faisant elle a quitté son lit et repris pied dans la vie.

Traduction et adaptation d’un texte chinois du XVIIIe siècle «Une peinture astucieuse fait office de bon médecin», comme nous l’expliquent judicieusement les éditeurs, Yin la jalouse s’inspire des traditions de la médecine chinoise qui considère qu’un remède est efficace s’il tient compte de la nature particulière du patient. Ici, pour guérir la belle et lui permettre de survivre à la disparition de celui qu’elle aimait, le «médecin», utilise sa jalousie pour ternir son amour et par là affaiblir la souffrance provoquée par la mort de Pan. L’idée est audacieuse et l’histoire de Yin un peu acide. Les images – des peintures où dominent des teintes de bleu – sont quant à elles d’une étrange beauté qui confère à l’album un caractère énigmatique.

Ariane Tapinos (juin 2009)

17/07/2009

LETTRE D’INFORMATION # 1 – été 2009

comptines et cie.png

horaires d’été de la librairie
Comptines reste ouvert tout l'été, mais prend le temps d'une petite sieste d'après-déjeuner…
du mardi 28 JUILLET au vendredi 21 AOÛT, la librairie sera fermée entre 12h30 et 14h30.
Et le mercredi 19 août, jour de grand ménage, Comptines n'ouvrira qu'à 14h30.

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animations à venir
En été, prépare ta rentrée : ce n’est pas un proverbe gascon, juste une introduction au programme des animations d’automne à la librairie. Quelques dates déjà à retenir…

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Cours de grimpette | album de Mimi BATHELEMY, illustré par Irène SCHOCH

Cours de grimpette.jpgÉd. Syros, coll. Album Paroles de conteurs - Moyennes oreilles | avril 2009 | 10,50€

C’est lundi, maître chat accroche un écriteau sur le mur de sa case qui annonce «Cours de grimpette». Un cabri qui passe par là voit tout l’intérêt qu’il y aurait à aller se servir directement au sommet des arbres de quelques savoureuses feuilles et il s’inscrit ilico au cours de maître chat. Le cabri n’est pas très doué – avec les sabots ce n’est pas facile et comme le dit maître chat «un âne ne peut devenir cheval de course» – mais il est persévérant et voilà que mercredi on le retrouve perché dans l’arbre! Il sera moins bon professeur qu’élève, mais depuis ce temps-là, il n’est pas rare de croiser des arbres remplis de cabris affamés.
Avec force couleurs et humour, Mimi Bathélémy et Irène Schoch nous content un récit traditionnel haïtien qui nous dit en substance que quand il est question de survie, chacun peut dépasser ses limites.

Ariane Tapinos (juin 2009)

16/07/2009

Bébé Lézard, bébé bizarre | album de Hye-Sook KANG

Bébé lézard.jpgTexte français d’Alain Serres
Éd. Rue du monde, coll. Coup de cœur d’ailleurs : La Corée | mars 2009 | 14€

Voici un bébé lézard qui a perdu sa queue et cherche à la retrouver. Il en essaie plusieurs, mais chaque fois elles appartiennent à un autre animal: lion, zèbre, chat… Chaque fois la page qu’occupe bébé lézard est plus petite que celle qui suit et c’est en tournant la page que l’on découvre le corps de l’animal qui avait prêté le bout de sa queue à bébé lézard. Et peu à peu, la page de bébé lézard grandit et sa queue aussi qui, à la fin de l’album, a entièrement repoussé.
Les images de ce livre sont très belles et très originales. Le petit lézard devenu bizarre sans son appendice et les animaux qui croisent son chemin sont dessinés sur des fond bariolés saturés de lignes, de vagues, de formes. C’est un véritable enchantement pour le regard et la découverte d’un style loin des canons habituels. Une bonne raison de suivre de près cette nouvelle collection qui présente des auteurs et illustrateurs d’ailleurs.

Ariane Tapinos (juin 2009)