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COMME UN POISSON DANS L'EAU

Comme un poisson dans l'eau.jpgroman
de Carl HIAASEN
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Yves Sarda, éd. Gallimard jeunesse, février 2007, 283 pages - 11,50 €

Le père de Noah Underwood est en prison pour avoir coulé le bateau-casino de Dusty Muleman, un magnat local. Le père de Noah se justifie en arguant que le navire déversait ses eaux usées dans la baie de Floride, polluant ainsi faune, flore et océan et faisant courir aux baigneurs le risque d’attraper maladies et parasites divers.Le hic, c’est que Underwood senior se prend pour Nelson Mandela et convie la télé locale dans sa cellule pour dénoncer un scandale qu’il ne peut pas prouver et demande à son fils de l’aider. L’autre problème c’est que madame Underwood en a plus qu’assez des coups de sang de son idéaliste d’époux et qu’elle prononce le terrible mot en D que tout enfant redoute.

Prouver les dires de son père devient donc plus qu’une histoire de justice pour Noah et sa petite sœur Abbey ; il s’agit tout simplement de sauver la famille. Aidés par une barmaid et un mystérieux vagabond aux allures de pirate, les deux enfants vont devoir déployer des trésors d’ingéniosité et d’audace pour dénoncer le pollueur et prouver la bonne foi de leur père.

Carl Hiaasen signe ici – après Chouettechez le même éditeur – un autre polarécologique. Au-delà de l’intrigue policière, c’est tout un petit monde niché au cœur de la baie de Floride qu’il s’attache à recréer et à nous faire découvrir et aimer.

Nathalie Ventax
(Première publication mars 2007)

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13/10/2015 | Lien permanent

Les poissons savent-ils nager ? | album d'Alex COUSSEAU (texte) & Nathalie CHOUX (ill.)

poissons savent-ils nager.gifÉd. Sarbacane | octobre 2009 | 34 pages – 14,90€

«Un jour les poissons auront le mal de mer. Ils se laisseront pousser des bras et des jambes et ils sortiront tous de l’océan, petits et grands.» Et quand cela arrivera, eh bien, la fin du monde ne sera pas très loin! Parce que les poissons voudront les mêmes choses que les êtres humains, et naturellement ils en feront trop et la chaîne alimentaire sera bouleversée, les arbres abattus, hommes et poissons quitteront la Terre à la recherche de nouvelles ressources et les poissons finiront… à l’eau! Alors le poisson vivra-t-il un jour en harmonie avec l’être humain? Possèdera-t-il portefeuille en cuir de vachette et fusil? Pas de panique!

«La baleine, en tant qu’entité individuelle, possède peut-être une capacité de penser à des niveaux de complexité qui dépassent notre compréhension, et il n’est pas impossible que parmi ses inventions mentales se situe la spécification complète d’une bicyclette; mais ne disposant pas des outils de l’art et de la réserve permanente du “savoir-faire”, la baleine ne serait pas libre de transformer de telles pensées en objets concrets(1) Si la baleine (qui n’est pas un poisson) est encore loin de sortir des flots, ce n’est pas demain que le poisson envahira nos villes. Quant aux crevettes… là est la question!

Il n’en demeure pas moins que cet album, s’il joue volontiers la carte de l’absurde, reste une petite leçon d’écologie truculente qui enchantera les lecteurs… petits et grands.

Nathalie Ventax (janvier 2010)

(1) James Lovelock, La Terre est un être vivant, l’hypothèse Gaïa, éd. Flammarion, coll. Champs, 1993.

 

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30/01/2010 | Lien permanent

LE VOYAGE DE LOTI

poisson,mer,voyagealbum tout carton
de Janik COAT
Éd. MeMo, mai 2014 – 9€

Loti est un petit poisson jaune joufflu qui parcoure les profondeurs de l’océan. Il y croise toutes sortes d’animaux étranges et colorés : un grand poulpe rouge, de grosses méduses transparentes, un gros requin et toutes sortes de petits poissons multicolores. Au terme de son voyage, il rencontre enfin un poisson de son espèce et l’album se termine sur un adorable baiser sous les yeux écarquillés d’une tortue de mer.

Tout le talent de Janik Coat dans cette charmante ballade aquatique. Une plongée dans le grand bleu pour les plus petits dans ce petit album cartonné aux coins ronds, l’un des deux premiers du genre pour les éditions MeMo.

Ariane Tapinos (juillet 2014)

Dans la même collection : Poussin perdu, de Frantisek Hrubin & Zdenek Miller

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28/07/2014 | Lien permanent

LE POISSON ROUGE DE NANAMI

poisson,japonTraduit du japonais par Corinne Atlan
album - documentaire de Yuichi Kasano
Éd. L’école des loisirs, août 2016 - 12,70€

Vous êtes vous déjà demandé d’où venait le petit poisson rouge gagné à la kermesse ou à la fête foraine ? Si c’est le cas, voici un album qui va répondre à cette interrogation, du moins dans sa version japonaise !

Nous suivons donc Leo de sa naissance dans une ferme piscicole à son arrivée dans l’aquarium de Nanami. Et pour bien le repérer parmi ses nombreux congénères, une petite flèche rouge nous indique où il se trouve. D’abord dans le bassin où il va être pêché, puis à la criée où il sera acheté, avec quelques compagnons, par un marchand de poissons rouges, tout au long de son trajet en camionnette jusqu’au grand magasin de Tokyo et enfin, jusqu’à la fête de quartier où il va rencontré Nanami qui l’aura choisit parce qu’ « il ne ressemble à aucun autre ».

Vrai documentaire - vous saurez tout sur le commerce du poisson rouge au Japon - cet album est aussi une réjouissante promenade de la campagne à la ville et une plongée dans le Japon contemporain. Yuichi Kasano qui nous a déjà habitué à son talent pour raconter la vie à la campagne (Bonjour les vaches, 2012, Tous derrière le tracteur, 2011…) avec des images où la poésie se glisse dans le quotidien. Il réussit ici un album encore plus beau que les précédents et dans un format plus grand qui laisse plus de place à ses grandes images pleine de  vie et de mouvements qui donnent au lecteur une position de surplomb sur ces aventures du quotidien.

Ariane Tapinos (octobre 2016)

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26/10/2016 | Lien permanent

Un poisson très doué | album de Chris WORMELL

Poisson.jpgTraduit de l’anglais par Claude Lager
Éd. Pastel | sept. 2010
12,50€

Il y a bien longtemps, l’océan était rempli de poissons de toutes sortes: des gros, des petits, des longs, des ronds, des gentils, des féroces, des à rayures, des tachetés, des multicolores… Parmi tous ces poissons un se distinguait par son intelligence. Il ressemblait au banal poisson gris qu’on trouve aujourd’hui sur l’étal du poissonnier mais il était «très doué». Il savait chanter, danser, jouer la comédie, jouer aux échecs… Son intelligence alimentait sa curiosité, alors il regardait la plage avec envie se demandant comment partir à la découverte du monde terrestre. À force d’y réfléchir, il eut une idée: il lui fallait des pieds! Comme il était surdoué, il n’eut aucun mal à se fabriquer deux paires de pieds qu’il enfila sur ses nageoires. Et un jour, devant ses congénères ahuris, il partit sur la terre ferme et fut ainsi la «toute première créature au monde» à s’y aventurer. Mais très vite, il s’ennuya, seul sur la terre et reparti dans son monde aquatique.

Seulement, voilà: l’idée de marcher avait germé dans les petites et grandes cervelles des créatures de l’océan et des millions d’années plus tard, d’autres poissons tentèrent l’expérienc. Mais «comme ils n’étaient pas suffisamment intelligents pour se fabriquer des pieds, ils rampèrent sur la plage en utilisant leurs nageoires» qui, encore des millions d’années plus tard, se transformèrent en pattes, puis en pieds… Et c’est ainsi que l’homme est apparu sur la terre!

Chris Wormell nous avait déjà régalé l’année dernière du génial Attention, bêtes féroces! * le voici de retour avec cette hilarante histoire de l’É volution pour les petits. Avec un trait très classique (et des couleurs chatoyantes), qui accentue le décalage humoristique, il distille, tel son poisson surdoué, de l’intelligence dans une histoire qu’on aura plaisir à lire et relire. Comme pour son précédent album, il maîtrise parfaitement la durée et la tenue du récit et réussit, avec une certaine économie de moyens, à nous raconter une histoire qui en dit plus qu’elle n’en a l’air. Cette juste proportion entre texte, image, histoire, sens… est ce qui fait de cet album, à peine paru, déjà «un classique», dans le sens le plus noble du terme.

Ariane Tapinos (novembre 2010)

* Attention, bêtes féroces, éd. L'école des loisirs, 2009, 12,50€.
Voir aussi Les Deux Grenouilles : fable drôle et profonde sur la prévention sécuritaire et l'art de se préparer à la guerre (éd. Kaléidoscope, 2003, malheureusement épuisé)


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26/11/2010 | Lien permanent

Petit Meurtre et Menthe à l'eau | roman de Cécile CHARTRE

entrer des mots clefsÉd. du Rouergue | coll. Dacodac | janvier 2011
74 pages – 6,50 €


Bienvenue à St-Blédos-Le-Pied-Joli, ses montagnes, ses cabanes de bergers, son Shopi et son bar PMU. Pour la troisième fois, Philibert passe l'été en compagnie de son père et de sa coiffeuse de belle-mère au lieu de profiter du soleil corse avec l'autre moitié de la famille. Mais cette fois-ci, Philibert est bien décidé à se faire entendre: terminés, les randos sur les routes caillouteuses, les discours sur le «bon air» et les réveils à six heures… Cet été, son père et Magali la fausse blonde vont payer: Philibert va leur pourir leur vacances. Et pour commencer, il décide d'aller prendre l'air tout seul au Shopi du coin, où il va découvrir la nouveauté de l'année: un panneau pour les petites annonces. Et c'est à ce moment que Philibert commet sa première erreur, celle qui va l'amener à commettre un meurtre.

Cécile Chartre à qui on devait déjà l'inoubliable Joyeux Ornithorynque, récidive ici avec une chronique familiale hilarante, pleine d'ironie et de mordant. Les mésaventures de Philibert feront hurler de rire plus d'un lecteur.

Nathalie Ventax (février 2011)

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26/02/2011 | Lien permanent

Hiroshima, deux cerisiers et un poisson-lune | album documentaire d'Alain Serres (textes) & Zaü (ill.)

japon,hiroshima,mémoire,survieÉd. rue du monde, coll. Histoire d’Histoire
avril 2005 - 12,20 €

Le principe de la collection est simple: un enfant (petit-enfant, neveu…) demande à un parent de lui raconter sa vie et ce récit, personnel, intime, fournit un éclairage sensible sur un événement de la «grande» histoire (qui est résumé en quelques vignettes documentaires, réparties au cours de l’album). Sur ce principe, Alain Serres a imaginé l’histoire de Yoko et de sa tante, Tsukiyo, toutes deux habitantes d’Hiroshima.
Yoko est une jeune fille d’aujourd’hui, curieuse, éprise de vérité, tandis que la vieille Tsukiyo, rescapée du bombardement atomique, semble vivre dans un univers parallèle, dont cerisiers, grues et poissons-lunes gardent l’entrée. Le texte d’Alain Serres peut paraître déroutant, parce qu’il se construit autour du silence et des fables inventées par la vieille femme pour échapper à la laideur du monde. Détournant, inversant presque, le principe de la collection: ici ce n’est pas le témoin qui livre «sa» version de l’histoire, mais l’enfant, très bien informée par l’école, les commémorations… qui assène les «vérités» historiques, cherchant à réveiller la parole de l’aïeule. Mais Tsukiyo se referme comme une huître («nos belles huîtres d’Hiroshima») et refuse obstinément de raconter les morts, le sang, les larmes et l’origine de la «prune sèche» qui ronge sa main, soixante ans après…

Sans avoir recours à aucune image d’horreur (dans le texte ni dans l’illustration), cet album tout en pudeur parvient à dépasser ensemble les tabous du silence et les diktats du «devoir de mémoire». C’est suffisamment rare (et pas seulement en littérature jeunesse) pour mériter d’être souligné. Concernant Hiroshima, cela traduit aussi une vérité historique et humaine, il suffit pour s’en persuader de lire cet extrait d’une lettre qu’un médecin d’Hiroshima envoya à Kenzaburo Ôé dans les années 60: «… Jusqu’à leur dernier souffle, les gens de Hiroshima n’ont qu’une envie: se taire. Ils veulent s’approprier leur vie, et leur mort. Il y a en eux le refus d’exhiber leur misère pour les besoins du mouvement antinucléaire ou de luttes politiques de ce genre, le refus d’être considérés en tout, parce qu’ils sont des hibakusha, comme des mendiants» (Notes de Hiroshima, p. 20). Folle ou pas, la vieille tante de Yoko est incapable de «commémorer» le 6 août avec sa nièce, tout au plus peut-elle la guider dans le Parc de la Paix, à la recherche des fleurs de lotus, des camélias blancs et du chant du rossignol…

Corinne Chiaradia
(première publication: juillet 2005)

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20/03/2011 | Lien permanent

UN VERRE

mémoire,enfance,art,mamanAlbum
d’Étienne DELESSERT
Éd. MeMo, septembre 2013
14 €

Ce verre, lancé à travers la cuisine par la mère adoptive d’Étienne Delessert, à l’occasion d’une dispute aujourd’hui oubliée, est toujours sur la table à dessin de l’artiste. Quand la lumière le traverse, c’est comme si sa (belle) mère était encore présente. Cet objet du quotidien, devenu objet du travail (il sert à ranger pinceaux et ustensiles) sert de fil conducteur à ce court récit autobiographique. C’est un exercice surprenant, rare et touchant auquel se livre cet immense artiste, que de nous confier une partie de son intimité, de partager avec nous ses souvenirs d’enfance et ses regrets aussi. Avec pudeur mais avec une étonnante et bouleversante franchise, il évoque les difficultés d’une vie entre deux pays, entre deux langues, deux cultures. Symbole du lien qui l’unit à celle qui aura été sa « vraie mère » , ce verre contient toute une vie et l’amour d’un fils pour celle qui l’a élevé.

Peut-être les enfants liront-ils dans cet album le surgissement du talent, de l’imaginaire dans la vie quotidienne et l’importance des liens qui unissent l’enfant à ses parents bien au-delà de l’enfance. Les adultes, ne pourront que se sentir flattés de ce partage.

Ariane Tapinos (octobre 2013)

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07/10/2013 | Lien permanent

UN BON TROC

Album de Kaamitié,difference,échangethrin SCHÄRER & Lorenz PAULI
Adaptation française de l’éditeur
Éd. Âne bâté, mars 2012
15,90 €

Un bon troc, c’est celui qui s’opère quand un loir échange sa flûte avec le coussin d’un ours. Quand un ours se révèle piètre musicien mais excellent danseur et qu’une amitié naît de ces dons et contre-dons, comme aurait dit Marcel Mauss. 

C’est un album aux images douces et tendres qui parle d’amitié et de différence. Les illustrations se lisent sur les doubles pages et le mouvement des deux personnages est habillement figuré par des silhouettes au crayon qui semblent s’animer autour de l’ours quand il danse et des petites fleurs colorées qui s’échappent de la flûte du loir quand il en joue.

Au milieu du livre, sur une double page, dans de beaux tons d’automne naissant, l’ours est couché sous un arbre et sur son ventre, le loir semble dormir en serrant dans ses petites pattes le coussin sur lequel repose sa flûte. L’un et l’autre ont l’air heureux, comme seule l’amitié et le partage avec autrui peut rendre heureux.

Ariane Tapinos (juin 2012)

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17/07/2012 | Lien permanent

La Carpe de tante Gobert | pièce de Jean-Pierre MILOVANOFF

9782742775781.jpgIllustrations de Lino | Éd. Actes sud-Papiers, coll. Heyoka jeunesse | juin 2008, 48 pp. | 9,50 €

De l’avis de son père, Philippon est « nul » et il a besoin d’une bonne leçon. Le paternel confie ce soin à sa sœur, la redoutée tante Gobert, qui vit seule au milieu d’une forêt, au bord d’un lac où ne nage pas même un poisson. Enfin si : il y a bien une carpe, énorme, que tante Gobert… tente de pêcher chaque jour depuis trente ans. Très vite, Philippon fait tout de travers…

Il pêche la carpe, au grand désespoir de sa tante, puis la remet à l’eau sur les conseils de celle-ci (la carpe, magique et douée de parole) alors que Miss Gobert – c’est une vieille fille – s’était résolue à en faire un festin… Chargé de retrouver le poisson, Philippon, aidé d’un lutin, d’un vrai pêcheur, d’un gendarme bavard et pointilleux et d’une jeune flûtiste hautaine, ramènera en fait un amoureux à sa tante et accessoirement… des tonnes de poisson.

Un rien loufoque, cette petite pièce se prêtera à merveille à une mise en scène avec de jeunes enfants. Pas de morale, mais de l’humour, un zeste d’absurdité (le gendarme !) et un personnage principal aussi maladroit qu’innocent, bref un peu de fantaisie à mettre dans les spectacles de fin d’année des écoles primaires…

Corinne Chiaradia (février 2009)

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18/02/2009 | Lien permanent

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